Conférence "quel avenir pour les récifs coralliens ? "

(Février 2011) Nathalie Kosciusko-Morizet et Marie-Luce Penchard ouvrent la conférence " quel avenir pour les récifs coralliens ? ", le lundi 7 février 2011 à 09h30 au Palais de la Porte Dorée à Paris.

La conférence « Quel avenir pour les récifs coralliens ? » s’inscrit dans la cadre de l’année des outre-mer. Elle doit permettre à la France de valoriser auprès des décideurs français et de la communauté internationale les actions engagées dans les collectivités d’outre-mer, de tirer les enseignements de l'année internationale de la biodiversité et d’établir, au regard de ses engagements nationaux et internationaux, la feuille de route de la France en matière de préservation des récifs coralliens pour les années à venir.

La France, en raison de son histoire et de sa situation géographique, assume une responsabilité particulière vis-à-vis du reste du monde. Elle gère 10% des récifs coralliens de la planète (4ème rang) et 20% des atolls de la planète, répartis au sein des huit collectivités d’outre-mer tropicales dans les trois océans.

Les récifs coralliens constituent un emblème de la biodiversité de par leur variété et leur importance dans le fonctionnement écologique global mais ils sont également indispensables à la protection du trait de côte et au développement économique des territoires insulaires (pêche, tourisme…). Les études réalisées en Martinique et en Nouvelle-Calédonie concluent, par exemple, que la valeur des services rendus par les récifs coralliens est de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros par an. Or, on estime que les récifs ont perdu 20% de leur superficie à cause de l’activité humaine, notamment dans les zones littorales très urbanisées. La hausse des températures et l’acidification des océans liés au changement climatique concourent également à la disparition progressive des récifs.

2011 est une année charnière. La France, co-présidente de l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) jusqu’en décembre, confirmera son rôle de leader sur la scène internationale. Elle appuiera la mise en place d’une initiative régionale en faveur des récifs coralliens dans l’océan indien et appuiera des actions locales en vue d’une amélioration de l’état de santé des récifs coralliens d’ici 2015, comme elle s’y est engagée dans le cadre de la conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique (Nagoya, octobre 2010).

Au niveau national, le Grenelle de la Mer a confirmé l’engagement résolu de la France pour la protection des récifs, par la création d’aires marines protégées (le parc naturel marin de Mayotte), l’instauration d’une trame bleue marine pour la gestion intégrée du littoral ou le renforcement des moyens d’observation outre-mer.